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L'ouverture est l'invariant-corollaire qui favorise la co-création de l'oeuvre par le récepteur. Elle consiste techniquement à ménager des espaces de suggestion où le récepteur va pouvoir faire entrer des éléments intime de sa personnalité. Avec les oeuvres aléatoires, le XXe siècle occidental a mis tout particulièrement l'accent sur ce procédé, mais il est très ancien. L'Orient en a toujours eu une conscience bien plus nette que l'Occident. En Afrique il est favorisé par les civilisations sans écriture. En Occident on connaît les affirmations de Mallarmé ou de Baudelaire. Admirons aussi ce mot d'Abe Kôbô, cité par Julie Brock : " Si l'on conçoit la poésie comme une chose abstraite, si l'on ignore la distance infinie qui sépare l'auteur et le lecteur, et si l'on ne tient pas compte du rapport créatif qui se noue entre les deux et de la création nouvelle qui en ressort, on ne saura probablement jamais expliquer le phénomène poétique." Julie Brock, La Fleur et le Bourdon. Quelques visées de l'ouverture dans l'oeuvre d'Abe Kobo, p. 2. |
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